Nous en appelons à la conscience de tous
Lyon Cercle de Silence
Vous souhaiter participer aux cercles de la région Lyonnaise:
Pour le cercle de LYON : Rendez-vous le deuxième mercredi de chaque mois (sauf août) place de la Comédie – LYON 1er àde 18h30 à 19h30.
Retrouvez ces infos et bien plus ICI sur la page du tract du mois
Pour le cercle de VILLEFRANCHE : près de l’Hôtel de Ville de Villefranche sur Saône, le SAMEDI de 11h à midi. Prochain rendez_vous, le 9 avril.
Pour le cercle de ROANNE : tous les 4ièmes mardis de chaque mois au Carrefour Helvétique de Roanne de 17h30 à 18h30
Quelques informations des cercles de silence de France
Lettre de l’actualité des migrants pour les Cercles de Silence – Michel GIRARD
Archives des lettres d’actualité aux Cercles de Silence de France
Les migrants 93 – Octobre 2024 Les migrants 95 – Novembre 2024 |
Les migrants 103 – Mars 2025 |
La lettre d’actualité de l’état de l’immigration par Michel GIRARD.
Lettre 95 aux cercles de silence
Novembre 2024
Vous retrouverez cette lettre sur la page du cercle de Lyon.
Un article du site collaboratif Vallées en Lutte qui traite de l’actualité des luttes pour les migrants et ceux qui les aident à la frontière franco-italienne.
Réf. https://valleesenlutte.org/article801
Des nouvelles de la situation à la frontière franco-italienne de Montgenèvre/Briançon
1) Pratiques à la frontière : retour à la hausse des refoulements de personnes exilées
2) La répression de la solidarité continue à Briançon et aux autres frontières
1) Pratiques à la frontière : retour à la hausse des refoulements de personnes exilées
Éléments de contexte
Depuis le mois de février 2024 nous avons assisté à une évolution des pratiques policières à la frontière et une très nette diminution du nombre de personnes refoulées vers l’Italie.
Ce changement significatif fait suite à une décision majeure, rendue par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) le 21 septembre 2023, puis reprise dans un arrêt du Conseil d’État le 2 février 2024. Si ces arrêts n’ont pas permis de remettre en question le constant renouvellement du rétablissement du contrôle aux frontières intérieures par les gouvernements français successifs depuis 2015 en totale violation des normes européennes, ils viennent néanmoins confirmer l’illégalité des pratiques appliquées aux frontières intérieures françaises par les forces de l’ordre et dénoncées par les associations depuis de nombreuses années.
Depuis février, la majorité des personnes exilées qui souhaitaient se rendre en France depuis l’Italie et qui se présentaient au poste de la Police aux Frontières de Montgenèvre en exprimant leur souhait de demander l’asile en France étaient admises sur le territoire français.
Cette évolution n’a néanmoins rien changé concernant les pratiques de contrôles ciblés et discriminatoires, ni n’a permis de mettre un terme définitif aux refoulements vers l’Italie.
En outre, sur cette même période, de graves dysfonctionnements dans l’accès aux droits ont continué d’être observés, notamment l’accès à l’asile, à la santé, à des interprètes, etc.
Situation actuelle
Ce relatif répit n’aura malheureusement été que de courte durée. Nous le redoutions, et c’est sans réelle surprise que nous observons depuis début novembre un retour à la hausse des réadmissions (refoulements) de personnes exilées, a priori désireuses de demander l’asile en France, en totale contradiction avec les décisions de la CJUE et du Conseil d’État. D’abord légère, cette augmentation des décisions de réadmission n’a cessé de croître, jusqu’à redevenir aujourd’hui majoritaire par rapport au nombre de personnes admises. Tout porte à croire que les pratiques des forces de l’ordre ont pris un nouveau tournant pour se rapprocher des pratiques répressives en vigueur mises en œuvre par la PAF sur les autres lieux de passages de la frontière franco-italienne (Menton, tunnel du Fréjus…).
Si la police aux frontières peut ainsi décider de réadmettre en Italie autant de personnes depuis plusieurs semaines, c’est parce qu’elle a tout simplement décidé d’ignorer leur droit d’accès à la demande d’asile (soit en ne leur proposant pas d’interprète, rendant impossible pour certaines personnes d’exprimer leur souhait de demander l’asile, soit en ignorant tout simplement leur demande, selon les témoignages recueillis auprès des personnes refoulées). Un droit bafoué, pourtant reconnu droit fondamental en France, appliqué de façon apparemment aléatoire : à situations égales, les pratiques sont différentes.
2) La répression de la solidarité continue à Briançon et aux autres frontières
À Briançon, la répression de la solidarité n’a jamais cessé, même après la fin de l’emblématique procès des 3+4+… en 2021. Au contraire, le briançonnais est marqué par de graves anomalies, en témoigne la très récente condamnation à de la prison avec sursis par le tribunal administratif de Gap, puis par la Cour d’appel de Grenoble, d’une personne du collectif maraude interpellée en 2023 à Montgenèvre, puis placée en garde à vue pour avoir refusé de décliner son identité. Les pratiques d’intimidation des forces de l’ordre, à coup d’amende en période de confinement et de couvre-feu (Covid-19), attestent aussi de la volonté politique d’entraver l’action des solidaires.

C’est par ailleurs pour répondre à l’absence de lieux de réunion des acteurs solidaires à Briançon qu’a été ouvert, le 9 octobre 2024, le squat du Bou’Li (pour Boulodrome libre), dans l’ancien bar de l’amicale des boulistes inoccupé. Ce lieu a permis à nos associations et collectifs de disposer enfin d’un espace où se rassembler, mais aussi de loger des personnes exilées en période de forte affluence aux Refuges Solidaires, venant ainsi pallier le manque d’accès à l’hébergement d’urgence via le 115 (Samu social). L’initiative a été soutenue par les associations briançonnaises œuvrant pour l’accueil et la défense des droits des personnes exilées. C’est après une tentative échouée d’un référé liberté contre l’occupation du boulodrome vacant porté par la Mairie que cette dernière a finalement obtenu gain de cause devant le tribunal judiciaire de Gap, qui a jugé le squat expulsable. C’est ainsi que les personnes qui logeaient au Bou’Li ont été violemment expulsées le 14 novembre 2024 par les forces de l’ordre. Parmi elles, quatre personnes ont été placées en garde à vue.
PS :
Sources :
- Les actualités de Novembre 2024 de Tous Migrants :
https://tousmigrants.weebly.com/octobre–novembre.html
- Expulsion du squat du Bou’Li :
https://valleesenlutte.org/spip.php?article798
- Rapport d’enquête de l’Observatoire des libertés associatives sur la répression de la solidarité avec les personnes exilées aux frontières :
https://www.lacoalition.fr/Au-mepris-des-droits-Enquete-sur-la-repression-de-la-solidarite-avec-les
Rentrée 2023

Mobilization of the Cimade which decided to stop its intervention in the Administrative Detention Center (CRA) of Mesnil-Amelot, because of the degradation of the conditions of exercise of its missions in detention. Young woman holding a sign on which it is written « Inside is hell ». Le Mesnil-Amelot, March 2, 2023. Mobilisation de La Cimade qui a decide d arreter son intervention au Centre de Retention Administratif (CRA) du Mesnil-Amelot, en raison de la degradation des conditions d exercice de ses missions en retention. Jeune femme tenant une pancarte sur laquelle il est ecrit « A l interieur c est l enfer ». Le Mesnil-Amelot, 2 mars 2023.
Lettre 57 de mai 2023 écrite par Michel GIRARD
Juin 2023 – Un message des cercles de Toulouse toujours très actifs.
Il nous apportent de bonnes nouvelles concernant les cercles de silence en Espagne.
Chers Amis
Le Cercle de silence de Toulouse se réunira mardi 27 juin 2023 de 18h30 à 19h30 sur la place du Capitole.
Notre rassemblement dure une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation nous est précieuse! Nous vous précisons que notre rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
Rappel : invitation à la conférence-débat donnée par Madame Dominique Simonnot, Contrôleure Générale des Lieux de Privation de Liberté, donnera le vendredi 7 juillet, de 18h à 20h30, au Vieux Temple, rue Pargaminières, à Toulouse.
Nous vous invitons à venir nombreux et à inviter vos amis à cette conférence-débat dont le thème sera l’enfermement dans les Centres de Rétention Administrative. Cette conférence est organisée à l’occasion des 15 ans d’existence du Cercle de silence de Toulouse : le premier Cercle de silence pour demander la fermeture des CRA a eu lieu à Toulouse en octobre 2017. Nous aurions aimé commémorer cette fondation plus tôt mais nous n’avons été empêchés de le faire.
Des nouvelles du CRA de Cornebarrieu obtenues grâce à la CIMADE en date du 21 juin 2023
Toujours beaucoup d’entrées au CRA : depuis le début de l’année 746 entrées et 130 expulsions et pour ce mois, 140 entrées et 29 expulsions. Donc de nombreuses « libérations » à 60 jours, pour faire de la place quand l’expulsion n’a pu être faite.
Les permanents de la CIMADE insistent sur les grandes souffrances psychiques engendrés par ces enfermements qui impactent toutes les personnes et, à plus forte raison, si elles arrivent avec des antécédents de traumatismes physiques ou psychiques, si fréquents dans leurs parcours. Ils constatent la dégradation systématique des retenus, crise d’angoisse, insomnie, anorexie, abattement, irritabilité. La mise en cellule de « sécurité » pour prévenir les suicides est fréquente et souvent sans que le médecin n’ait pu être consulté. Il y a une vacation médicale 3 à 4 demi-journées par semaine pour voir les entrants et les permanents de la CIMADE sont souvent consultés en tant que psychothérapeutes.
Analyse du droit français en matière de protection des mineurs étrangers par le CRC (comité des droits de l’enfant de l’ONU)
Voici un bref résumé des conclusions de cet article.
Cet article souligne en particulier que, malgré de précédentes recommandations, la situation des demandeurs d’asile et des enfants migrants ne s’est pas améliorée. « Vivement préoccupé » par le fait que les droits de l’enfant ne soient pas au cœur des politiques en la matière, le Comité appelle à mettre un terme aux mesures de rétention des mineurs et de leurs familles dans les aéroports ou autres structures inadaptées, dans des conditions précaires.
Par ailleurs, le CRC conteste l’application « discrétionnaire » de la notion de « minorité manifeste », et le processus « arbitraire » de détermination de l’âge via des tests osseux, malgré leur imprécision. Il appelle au respect du principe de « présomption de minorité » : la personne devrait être traitée comme un enfant, et demeurer protégée par les services d’aide à l’enfance, durant le processus d’établissement de l’âge.
De même, le CRC souligne un accès insuffisant des mineurs non accompagnés à l’hébergement, à l’éducation, aux soins physiques et mentaux, en particulier dans le Nord et le Pas-de-Calais.
Pour consulter l’article complet, voici son adresse
https://www.vie-publique.fr/en-bref/289737-droits-des-mineurs-etrangers-en-france-que-dit-lonu
De très bonnes nouvelles des Cercles de silence en Espagne
Nous avons reçu récemment des nouvelles des Cercles de silence en Espagne. Le nombre de cercles actifs en Espagne continue de croître. À l’heure actuelle, il y a environ 60 cercles qui se réunissent périodiquement et, par exemple, à Bilbao, il y a maintenant environ 7 ou 8 cercles dans différents arrondissements. A Saragosse, chaque mois, entre 100 et 200 personnes participent au Cercle de silence et c’est déjà une référence dans la ville.
Une pétition » 500 mil firmas para 500 mil personas esenciales » c’est à dire « 500 mille signatures pour (faire régulariser) 500 mille personnes essentielles » a été un grand succès (ces personnes essentielles sont des « premiers de corvée », des migrants en situation irrégulière) : plus de 700 000 signatures ont été recueillies et, avec autant de signatures, le parlement devait traiter cette question mais malheureusement le parlement a été dissous avant de traiter cette question et il va y avoir des élections anticipées…
Nous espérons que votre santé est bonne et que vous prenez bien soin de vous et de vos proches.
Le Comité de Pilotage du Cercle de silence de Toulouse
Alain Calvet
Catherine Calvet
Claire Vigué
Françoise Chastrusse
Françoise Nirrengarten
Jacques Vigué
Mino Randria
Philippe Laricq
Pierre Chastrusse
Message de proposition / réflexion pour les cercles de silence, en cette rentrée 2022, de la part du cercle de Strasbourg.
N’hésitez pas à réagir via la page contact du site.
Un complément en lien avec l’actualité des migrants
Vous avez accès avec CE LIEN à une revue de presse de la CUM à propos des migrants et de la migration.

Si ce nombre est sensiblement équivalent aux départs en 2015 (4 758), il se structure différemment. Les nationalités présentes dans la » jungle » de Calais ont le plus demandé à repartir : les Afghans, deuxième nationalité du bidonville, ont été vingt fois plus nombreux à souhaiter rentrer chez eux que l’année d’avant. Les départs volontaires d’Iraniens ont augmenté de 194 %, ceux d’Irakiens de 114 %, et ceux de Pakistanais de 55 %.
L’Office français de l’immigration a privilégié les retours vers les pays soumis à visa, Didier Leschi, son directeur, jugeant que les départs de migrants européens ou des Balkans se soldaient souvent par des retours.
I |
Cette ligne qui traverse l’échiquier politique, renvoie à une -scission profonde dans la société. Directeur du département opinion publique à l’IFOP, Jérôme Fourquet identifie même » trois France « , à y regarder de plus près. » Dans le rapport aux migrants, nous ne sommes pas dans du bilatéral, estime l’auteur de » Accueil ou submersion, regards européens sur la crise des migrants » (Edition de l’Aube, 2016). Nos concitoyens se partagent en trois groupes avec d’un côté les inconditionnels de l’accueil ; de l’autre les opposants à l’entrée d’étrangers. Et entre les deux, un large pourcentage de la population qui estime que ce qui arrive aux Syriens, Africains ou Afghans est terrible, certes, mais dont la crainte du terrorisme, du chômage ou du déclassement brise leurs velléités d’accueil. «
La taille des groupes varie, mais le découpage, lui, perdure. Depuis quelques mois, toute une série d’événements a précipité le » coming out » des uns et des autres.
Des » pro » de plus en plus mobilisés.
Du côté des » solidaires « , l’accélération des comparutions en justice de soutiens aux migrants a précipité la mobilisation. Cédric Herrou, qui après son procès début janvier sera fixé sur son sort le 10 février, a de nouveau été placé en garde à vue, jeudi 19 janvier.
Mardi 17 janvier, l’un des Parisiens les plus présents sur les campements depuis 2015, devait être jugé, poursuivi pour » rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique « , pour avoir voulu éviter à des migrants d’être emmenés par la police. Renvoyé au 5 mai, ce procès est le second pour Houssama El Assimi qui avait déjà dà» en septembre 2016 répondre de l’organisation d’une manifestation interdite avant d’être relaxé. Le 8 février, ce sera le tour de Ben Art Core, jeune photographe de presse jugé à Nice, poursuivi pour avoir incité et aidé des étrangers en situation irrégulière à passer en France. A Calais aussi des citoyens sont à la barre.
Même si le comptage est difficile, ils seraient » trente ou trente-cinq à être actuellement poursuivis « , estime Valérie Osouf, militante parisienne. » Les mêmes ordres de grandeur que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, à l’heure où Eric Besson était ministre de l’identité nationale « , notent de concert plusieurs militants historiques. Comme le rappelle Violaine Carrère du Groupe d’information et de soutien des immigrés, » les poursuites ne sont pas toujours directement engagées pour l’aide à l’entrée et au -séjour†» (article 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers), que les associations ont rebaptisé » délit de solidarité « . » D’autres chefs d’accusation se multiplient « , ajoute la juriste.
Face à cette vague, une centaine de syndicats et d’associations ont signé le
Toulouse : les Cercles de silence, cinq ans de dénonciation sans mutisme
Il y a cinq ans des frères franciscains décidaient, en protestation contre les centres de rétention des sans-papiers, de lancer les cercles de silence place du Capitole. Le mouvement a aujourd’hui gagné près de 200 villes en France et à travers l’Europe. Un « appel du 20 octobre » européen devrait voir le jour.
Un silence qui résonne au-delà des frontières
Pour marquer le coup, il fallait bien une entorse à la règle. Alors, pour les cinq ans des cercles du silence, le rassemblement a exceptionnellement délaissé son horaire habituel du mardi et deux à trois cents personnes se sont retrouvées samedi 20 octobre. Immobiles et silencieuses, elles ont partagé la place du Capitole avec des étudiants festifs mais curieux et des manifestants anti-corrida. Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse s’est joint au cercle.
La poignée de frères franciscains a élargi son cercle à Toulouse depuis ses débuts et a essaimé partout en France et en Europe ce moyen de protestation. « Nous avons commencé parce que nous avons voulu être honnêtes avec nous-mêmes vis-à -vis des sans-papiers, rappelait le frère Alain Richard. Avec l’espoir que notre démarche puisse aider d’autres personnes à découvrir leurs responsabilités d’êtres humains et de citoyens à l’égard des étrangers qui arrivent pour sauver leur vie ou survivre ». Le silence résonne aujourd’hui dans 176 villes françaises et plusieurs villes européennes selon les organisateurs. Ce samedi, certains maillons du cercle place du Capitole avaient fait le déplacement depuis Séville ou encore Genève.
Pour lire la suite, voir ici : RUE89
Pour information. Edileuza Gallet
Etrangers
Un ouvrage du GISTI décrypte le processus de pénalisation de la législation sur les étrangers
Dans le deuxième volume de la collection « Penser l’immigration autrement » intitulé « Immigration : un régime pénal d’exception », le GISTI entend « proposer une analyse critique de la condition d’étranger encadrée de façon croissante par le droit pénal », dénoncer « l’application de réponses de plus en plus punitives » aux infractions à la réglementation de l’entrée et du séjour des étrangers, et enfin « montrer comment cette double évolution induit une criminalisation de l’ensemble des étrangers et des étrangères », trois processus qui sont en effet « inextricablement liés ».
Régime pénal d’exception
A travers une série de contributions de chercheurs, sociologues, avocats, magistrats, juristes…, cet ouvrage revient d’abord sur les origines de la pénalisation des étrangers, dont les « fondements » sont posés en 1938 par le décret-loi Daladier sur la police des étrangers. Dans cette partie, le président du GISTI, Stéphane Maugendre, consacre notamment un article à la peine d’interdiction du territoire françis (ITF), qui illustre selon lui « parfaitement » ce fameux régime pénal d’exception.
Le chapitre suivant détaille les formes multiples de l’enfermement des étrangers, une « nouvelle forme de ‘punitivité' », ainsi que les obstacles à l’aménagement des peines, recontrés par cette population.
La troisième partie, titrée « Pénaliser pour stigmatiser », livre des analyses sur les usages du droit pénal contre les étrangers, sur les « réalités, amalgames et racismes » générés par le rapprochement entre immigration et délinquance, et sur l’inefficacité de la protection contre la « traite » et l’exploitation des migrants.
Stigmatisation des étrangers
Enfin, l’ouvrage se conclut par un chapitre sur le droit pénal et la défense des droits des étrangers qui s’appuie notamment sur l’exemple de l’arrêt El Dridi en Italie et sur les effets de la « directive retour ».
A travers ces contributions, cet ouvrage vise « à diffuser les convictions et les analyses selon lesquelles la criminalisation des étrangers est aussi injuste et destructrice pour les intéressés que mortifère pour l’ensemble du corps social », écrivent Emmanuel Blanchard et Claire Saas, deux universitaires membres du Gisti. « Seule la dépénalisation de l’ensemble des infractions à la législation sur les étrangers est à même de forger le socle minimal sur lequel pourrait être reconstruite une politique d’immigration respectueuse des droits de chacun ».
Il s’agit en effet selon eux « d’un préalable indispensable afin de refonder une cohésion sociale actuellement minée par la stigmatisation des non nationaux et la racialisation des discours et des pratiques étatiques, bien au-delà des seules sphères du droit pénal ».
« Immigration, un régime pénal d’exception », GISTI, collection « Penser l’immigration autrement », 172 pages, 15 euros, à commander auprès du GISTI.
Naissance des Cercles de Silence à Toulouse
Le 30 Octobre 2007, nous commencions très modestement un Cercle de Silence sur la Place du Capitole à Toulouse. « Combien de temps allez-vous faire cela ? » nous demandait-on ; nous répondions « autant de temps qu’il y aura un sens à continuer »…